29 avril 2017

"Les ancêtres du Prophète" par Hédi Majdoub



Depuis hier, soit le 2 janvier 2014 nous sommes rentrés dans le mois béni de Rabii Al Awwal, le mois qui a vu naitre notre maitre le prophète, paix et bénédiction sur lui. Nous profitons de ces instants pour consacrer nos rappels de vendredi de manière plus particulière sur sa vie et son oeuvre. 

Aujourdui, nous allons parler de ses ancêtres dont il disait :
« Parmi les fils d'Ismail, Allah a choisi la tribu de Qinana. De celle ci, Il a choisi Quraîch. De Quraïch, Il a préféré Bani Hachim et m’a élu parmi celle » 
Muslim

Ce hadith prouve, sans équivoque, le noble rang qu’occupait le Prophète au sein des arabes. De génération en génération, remontant jusqu’au Prophète Ismail, Allah a préservé la descendance des ancêtres du Messager de Dieu de tout déshonneur. Son ascendance, paix et salut sur lui, est donc pure du premier de ses aïeux jusqu’au dernier, soit du prophète Adam au  Prophète Ibrahim, paix et salut sur eux.  

À ce propos, le Prophète Muhammad, paix et salut sur lui, déclare : 
« Aucun de mes ancêtres n’a donné naissance à des enfants hors mariage, ils se sont tous mariés, comme en islam, je ne suis donc issu d’aucune fornication. » 
Tabrani

Au sein des arabes, le Prophète appartient à la plus noble et la plus puissante des familles. Il est rapporté même que Hajar (la copte), mère du Prophète Ismail, fut une princesse du royaume de Manaf. En outre, parmi Quraish, chaque homme avait un lien de parenté avec le Prophète, paix et salut sur lui. 

C’est pourquoi, le messager Muhammad, paix et salut sur lui, en réponse au mépris des mecquois à son égard, disait : 
« Si vous ne me préservez pas pour les raisons pour lesquelles on m’a envoyé, préservez-moi alors pour mes liens de parenté avec vous. » 
Ibn Saad

Dieu le rappelle dans le verset de la sourate Tawbah: 
« Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants. » 
Sourate 9 verset 128

La noblesse et la pureté caractérisent donc les origines du Bien-aimé de Dieu, paix et salut sur lui. Le caractère important de la connaissance de nos ancêtres, de nos origines, provient donc de la recommandation prophétique: 
«Apprenez de votre généalogie ce qui vous permet d’entretenir vos liens de parenté, car l’entretien de parenté suscite une affection envers les proches parents, un accroissement de la richesse et de la longévité» 
Tirmidhi

Le Prophète, paix et salut sur lui, est donc Muhammad fils de Abdullah, fils de Abdul Muttalib, fils de Hachi, fils de Abdou Manaf, fils de Qousay, fils de Kilab, fils de Mourra, fils de Kaab, fils de Louay, fils de Ghâlib, fils de Fahr, fils de Malik, fils de Al Nadr, fils de Kinana, fils de Khouzaima, fils de Moudrika, fils de Ilyas, fils de Moudar, fils de Nazar, fils de Maad, fils de Adnan. 

La filiation des arabes de l’époque faisait leur fierté. Le jour de la bataille de Hunayn, le Prophète, paix et salut sur lui, criait avec bravoure : 
«Je suis le messager point de mensonge, je suis le fils d’Abd Al Muttalib, fils des femmes pures» 
Tabrani 
 

Abdallah ibn Abd Al Mutallib
Abdallah était le cadet des enfants d’Abd Al Muttalib. Il est issu avec Zubair et Abd Manaf (plus connu sous le nom d’Abou Talib) du même père et de la même mère. Lorsqu’Abdallah eut atteint l’âge de trente-trois ans, son père se maria avec seydatouna Amina, fille de Wahb Ibn Abd Manaf. De leur union naquit le sceau des prophètes : Muhammad.

Abdallah mourut et fut enterré à Médine alors qu’il était en route pour Cham et que seydatouna Amina fut enceinte du Prophète, paix et salut sur lui.

Abd Al Muttalib Ibn Hashim

Abd Al Muttalib Ibn Hashim possédait plusieurs surnoms : Shayba (à cause de sa chevelure blanche), Abul Harith, le munificent (pour sa générosité sans limite), le restaurateur des oiseaux (car il avait pour habitude de nourrir les oiseaux et les bêtes). 
Il fut le maître de Quraish, le plus noble, on se dirigeait vers lui pour toutes affaires. Ce fut un homme sage, s’interdisant l’alcool et même l’adoration des statues. 
A la fin de sa vie, il voua un culte exclusif à Allah. Ses convictions étaient celles de l’islam : il suivait ses prescriptions en s’interdisant le mariage entre frères et sœurs, oncle et nièce… Il s’opposait également à l’enterrement des filles vivantes (courante à l’époque) et interdisait la fornication. 
C’est lui qui fit ressurgir l’eau de zamzam du puits du Prophète Ismail, paix et salut sur lui. Il eut dix enfants dont Abdallah était le plus jeune. Plus tôt, il avait fait la promesse à Dieu que s’Il lui donnait dix enfants, il en sacrifierait un en face de la Kaaba. 
Une fois qu’il eut dix enfants, malgré son amour pour son fils, il respecta sa parole en s’apprêtant à sacrifier le plus jeune de ses enfants : Abdallah. 
Les mecquois l’en dissuadèrent en lui proposant une alternative, tirer au sort entre son fils et dix chameaux. Au dixième tirage, les chameaux furent désignés. Abd Al Muttalib dut donc sacrifier cent chameaux. 
En référence à cette histoire, on surnommait le Prophète, paix et salut sur lui, « le fils des deux immolés » c’est à dire celui du prophète Ismail, paix et salut sur lui, et de son père Abdallah ibn Abd Al Muttalib. 
La mère d’Abd Al Muttalib s’appelait Salma Bint Amr. Le grand-père du Prophète, paix et salut sur lui, vécut cent-quarante ans.

Hashim Abd Al Manaf

De son vrai nom Amr Al Alaa, était surnommé Abou Yazid ou encore Abou Nadlah. Sa mère, Al Sayda Aatikah bint Marrah, donna naissance à des jumeaux : Hashim et Abdul Shams. 
Hashim avait la noble tâche de fournir la boisson et la nourriture aux pèlerins. Après le décès de leur père Abd Manaf, Hashim prit sa place dans le cœur des qurayshites, certainement à cause de son  immense générosité. 
En effet, il dépensait énormément d’argent pour son peuple, notamment lors d’une famine qui toucha La Mecque durant trois ans. 
Mais sa popularité suscita la jalousie de son frère Abdul Shams et du fils de celui-ci, Umayya. Pourtant les deux frères étaient tous deux riches. Seulement l’un d’eux dépensait son argent pour les intérêts de son peuple alors que l’autre utilisait avarement son argent pour lui et ses proches. 
Umayya tenta alors d’imiter son oncle mais Quraish, loin d’être dupe, l’interpella : 
«Qu’as-tu à vouloir imiter et ressembler à Hashim ?»
Umayya, vexé, s’emporta et défia Hashim à une joute verbale arbitrée par le devin Khozaite. Le perdant devait céder cinquante chamelles à sacrifier, en plein milieu de La Mecque, avant de s’exiler hors de celle-ci, pour une durée de dix ans. 
Hashim accepta le défi et l’emporta largement. Il prit donc les chamelles d’Umayya et les immola avant de distribuer la viande à ses habitants. Umayya s’exila alors en Syrie pour une durée de dix ans. Hashim occupa ainsi une noble place au sein de son peuple. Il se maria avec Salma bint Amr qui donna naissance à Abd Al Muttalib.


Chers lectrices, lecteurs, le Prophète Muhammad, paix et salut sur lui, apparaît clairement comme l’homme le plus noble ayant existé et ceci tant sur le plan moral que généalogique. Nul doute, quant à sa parole : 
« Je suis, sans prétention, le maître des fils d’Adam. » 
Muslim



Hédi Majdoub

3 janvier 2014
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